Valérie Abehsera, une source de vitalité

Valérie Abehsera, fondatrice de Balinea

Valérie Abehsera, fondatrice de Balinea

Mère de trois enfants, Valérie Abehsera est la fondatrice de Balinea.com, une start-up spécialisée dans le bien-être. Dotée d’un tempérament énergique et atypique, elle mène de front sa carrière professionnelle tout en préservant sa vie familiale. Portrait d’une femme qui sait ce qu’elle veut.

« Mon père voulait des garçons, il a eu deux filles ». Le décor est planté. Lorsque Valérie Abehsera évoque sa jeunesse, on sent poindre un léger sentiment de révolte. Car, depuis toujours, elle n’en fait qu’à sa tête. Ses parents la voyaient prof, elle a opté pour une prépa HEC. A la suite d’une première année de prépa totalement ratée, ses parents lui suggèrent de laisser tomber: non seulement elle continue, mais elle intègre l’ESSEC. A l’issue de ses études, elle fait son stage au Figaro Grandes Ecoles. Elle se souvient: « Je déjeunais avec les patrons du CAC 40 qui avaient le double de mon âge, pour leur vendre des espaces publicitaires. C’est très enrichissant. J’ai compris que quand on veut, on peut ». Après son stage, elle trouve un premier job chez Media Performances, puis chez D Interactive, où elle développe le business. « J’avais alors 27 ans, mais je m’ennuyais profondément », raconte-t-elle.

Partir pour mieux revenir

Pour trouver de nouvelles sources d’inspiration, Valérie Abehsera choisit donc de quitter la France, direction Israël. Changer de cadre, de langue, de culture aussi. « J’ai appris l’hébreux en 6 mois et je voulais ouvrir un bar sur la plage mais il fallait bosser, alors j’ai intégré une agence de publicité ». Après 3 années « humainement incroyables », elle revient pourtant en France: les responsabilités professionnelles lui manquent. Chez elle, il faut que ça bouge, que ça construise, que ça développe, tout le temps ! En 2000, son retour en France coïncide avec le lancement du site Rue Du Commerce, lancé par un ancien du Figaro. Elle intègre l’entreprise comme Directrice Marketing, jusqu’en 2006. Elle est alors la seule femme du Comité de direction. « J’ai toujours trouvé sympa de travailler dans un univers masculin. Lorsqu’on est une femme, on peut tirer les ficelles. Les hommes nous perçoivent comme des filles gentilles, et non comme une menace. Cela m’a toujours rendu très à l’aise avec le monde masculin. »

Dynamisme et exigence

La femme a du caractère, et elle sait imposer ses choix. Comme celui de passer du temps le soir avec ses enfants de 9, 6 et 4 ans. Encore maintenant, alors qu’elle est la tête d’une entreprise d’une trentaine de personnes, elle ne déroge pas à cette règle. « Je m’impose de partir à 19h car il m’est indispensable de voir mes enfants le soir. Chacun gère son temps de manière responsable, et cela vaut aussi pour tous mes collaborateurs. » Ouverte d’esprit – elle « déteste les a priori – Valérie Abehsera suit la même logique pour elle-même et pour les autres : elle laisse une grande liberté d’organisation en échange d’une forte exigence sur les résultats. Et ça paie: quatre ans après sa création, Balinea a bouclé une levée de fonds de 1,5 million d’euros avant l’été, et va s’exporter dans d’autres pays d’Europe. Il faut que ça bouge, encore et toujours. Mais où trouve-t-elle toute cette énergie ? Elle répond sans hésiter : « Ce sont mes enfants et mon job qui me la transmettent. »

Céline Oziel

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